Réunion du conseil municipal du 17 juillet 2019

Organisé en pleines vacances, le conseil municipal du 17 juillet était nécessaire pour approuver deux délégations de Service Public et ainsi respecter la législation sur les marchés publics.
Deux socialistes sur 4 étaient présents, un élu vert et 17 élus sur 23 d’ « Émerainville au cœur ».
Émerainville, une commune qui ne connaît pas les vacances. Nous remercions tous les présents de ce Conseil municipal, certains ayant même quitté leur lieu de villégiature, pour être présents.
Le conseil se déroula sans histoire, l’ordre du jour ne se prêtant pas à grande polémique.
Nous avons noté trois  interventions intéressantes  de M. Huleux : 

1- Au nom de la démocratie, l’élu contestait  les contrats de délégation  de la restauration scolaire pour une durée de 7 ans et de la crèche « les Canaillous » pour 6 ans au motif que les municipales qui auront lieu dans 10 mois pourraient désigner une nouvelle équipe laquelle aurait pu choisir un autre prestataire.
Le manque d’expérience, de l’élu vert et  son éloignement  du monde réel des affaires, éclata au grand jour car on ne peut pas envisager un renouvellement de ces contrats pour un an alors que les bénéficiaires  doivent investir des sommes considérables pour entretenir le matériel et les locaux. 
De plus, les sociétés choisies sont titulaires des contrats actuels à la grande satisfaction des utilisateurs.
Les deux délibérations furent votées à la majorité, avec trois voix contre (verts et socialistes réunis). Nous recherchons la logique de ces votes et surtout leur intérêt pour la commune.
Les socialistes justifient leur vote négatif à chaque  décision concernant un appel d’offre car ils ne participent pas  à cette commission mais la justification ne vaut rien pour les délégations de service public qui dépendent d’une autre commission.

2- M. Huleux qui ne connaît pas l’histoire de la commune, s’interrogea sur  les raisons qui avaient poussé une association municipale ancienne à acheter un appartement à Le Mée-sur-Seine, appartement que la commune désire revendre à ce jour. 
Les explications suivantes lui furent données : 
Dans les années 80, une association municipale, « l’ADLP », avait acheté un certain nombre de logements au « Clos d’Emery » pour tenter d’y instaurer une certaine  mixité sociale. La nouvelle équipe municipale de 1995  voulut de plus,  aider les femmes qui le désiraient à déco-habiter.
Le Département, l’intercommunalité, la Région, l’État, n’aidèrent pas la commune dans sa démarche,  tout en l’approuvant, mais l’ADLP eut l’occasion d’acheter un appartement au Mée dans lequel, une femme du « Clos » emménagea avec ses enfants. L’association aurait à l’époque acheté d’autres appartements, si l’occasion s’était présentée.
M. Impellizziéri qui connaissait bien l’affaire, mais était en conflit avec le directeur de l’association, confirma  les propos de M. Kelyor.
Sans vouloir remonter au moyen-âge et à l’abbaye de Footel, il est bon de connaître l’histoire (récente) de la commune dont on veut s’emparer.
Toujours dans le même registre, le chef de file des verts s’étonna de la faiblesse du prix de vente, sans par ailleurs connaître avec exactitude, les lieux, l’état de l’appartement, l’état de l’immeuble et même le prix d’achat de l’époque. Il faut bien critiquer…
M. le maire  indiqua  que la vente de l’appartement a  été confiée à plusieurs agences immobilières et qu’un appartement vaut  ce que les acheteurs potentiels sont prêts à payer.
Nous étions alors dans le concret, dans la vie de tous les jours, dans la vie des affaires, loin des discours abstraits et doctrinaires et naturellement l’opposition verte n’existait plus

3- colère contre l’intercommunalité

Nous avons noté une colère vive de notre écolo communal contre l’intercommunalité, lors de la délibération qui entérinait une convention avec PVM d’une manière rétroactive, portant sur des séances de « bibliothèque de rue »  dans le parc Denis le Camus. Les séances avaient eu lieu le 20 juin,  le 27 juin et le 4 juillet.
Juridiquement, en bonne gestion et en bon respect des règles, le contrat correspondant aux prestations effectuées, aurait dû être signé avant l’exécution des dites prestations. Mais comme la bonne gestion et le respect minimum des règles juridiques n’est pas une spécialité de PVM le contrat est  parvenu en Mairie bien après leurs exécutions.
M. Huleux s’emporta donc, déclara que cela était inadmissible, et que la mairie aurait dû refuser la prestation tant que le contrat n’était pas signé.
Colère ou pas mais  pour être dans une logique écologiste, il vota pour la régularisation de l’action.
Allez comprendre !!!!!
Encore une fois, l’élu vert, ne tient compte d’aucune réalité (le plaisir de nos enfants dans le cas d’espèce) et pour lui, la Mairie aurait dû refuser le spectacle au détriment de notre jeunesse.
Pour la majorité, ce genre de retard, émanant de PVM, est courant et il serait ridicule, de refuser le peu de prestations bénéfiques pour la commune, fournit gratuitement par l’intercommunalité, aux motifs que les contrats non pas été signés, la communauté d’agglo ne les ayant pas établis en temps voulu. 
Les positions prisent par M. Huleux  aurait eu comme conséquence, s’il avait été au pouvoir municipal : 
1) Arrêt des cantines jusqu’aux élections de mars 2020 ; 
2) Fermeture de la crèche jusqu’aux élections de 2020 ;
3) Refus de prestations gratuites fournit par l’intercommunalité.
En fin de  conseil, les élus d’opposition ont regretté (d’une manière incidente et discrète) le pseudo isolement de notre commune, chez PVM.
La réaction épidermique de M. HULEUX contre l’intercommunalité pour une raison secondaire et qui se produit de nombreuses fois dans l’année, transformerait cet isolement en quarantaine.
De plus cet isolement n’existe pas.
Politiquement : nos  deux élus sont dans les 32 élus de droite, (pour 33 de gauche).
Économiquement : notre ville n’est aucunement défavorisée par rapport aux 11 autres cités de PVM.
Le désaccord entre nos élus communautaires et la majorité socialo-communiste porte uniquement sur des problèmes de gestion et sur le choix des investissements.
Les thèses développées par les élus d’Émerainville, sont pour la plupart reconnues et acceptées par la quasi-totalité des élus de droite et du centre, et également par une partie des élus de gauche.
L’isolement est donc uniquement dans la protestation car la droite s’estime (contrairement à nos deux élus) liée par un contrat de gouvernance qui n’a jamais été appliqué et la gauche, au pouvoir ne peut  pas contester les décisions de son équipe dirigeante.
Par contre, l’isolement est beaucoup plus marqué chez les verts, qui n’ont qu’un seul élu sur 65 à l’intercommunalité, qui ne pèse rien, n’obtient rien, et en un mot n’existe pas.
On peut, imaginer que la proportion des élus écologistes, chez PVM va augmenter (en partant d’1 élu sur 65, la chose est relativement facile), mais le chemin est long pour passer d’un élu à 33
M. Huleux devra alors maîtriser ses colères sinon notre ville sera réellement isolée  politiquement, mais aussi économiquement.
M. HULEUX ancien socialiste reconverti dans la religion verte possède toutes les vertus des verts nationaux.
Sans remonter aux calendes grecques nous avons eu durant les deux dernières  présidences de la République, 4 ministres de l’écologie sous Hollande, 3 sous Macron :  

Mme BRICQ,                         

Mme BATHO ,                              

M. MARTIN,                        

Mme ROYAL ,                              

M. HULOT,                                  

M.DE RUGY,               

Mme BORNE.       

L’écologie est une discipline excessivement usante ou bien les élus écolos sont  incapables de supporter une discipline de gouvernement mais 7 ministres en moins de 6 ans cela fait beaucoup.
Et vous voudriez un élu vert comme maire ? 

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