Novembre 2001

 

LES HEURES SOMBRES DE NOTRE HISTOIRE

 

(réponse à l’article paru dans Le Parisien du 12/11/2001)

 

 

 

 

Il suffit que la municipalité tente de pallier les carences de l'Etat en matière de sécurité, pour que l'opposition fasse référence aux « heures sombres de notre histoire ».

            - création d'une police municipale.... « heures sombres »

            - protection des édifices publics contre les actes de vandalisme ...... « heures sombres »

Le passionné d'histoire que je suis se pose souvent la question suivante : Quelles heures sombres ?

La France,  est un vieux pays qui a  connu un grand nombre « d'heures sombres ».

-         La conquête de la Gaulle par Jules César et ses légions

-         le 14ème siècle,  la guerre de cent ans, la peste de 1347 (25 et 75 millions de morts pour l'Europe toute entière)

-         le 16ème siècle et les guerres de religions

-         le 18ème siècle et la Terreur révolutionnaire

-         la Guerre de 14-18

-         etc,  etc….

Mais,  dans l'esprit de l'opposition, l'expression -qui correspond bien sûr à l'occupation de notre pays pendant la seconde guerre mondiale- n'est pas neutre et la référence historique est secondaire.

Il s'agit tout simplement de comparer l'équipe majoritaire aux collaborateurs de Vichy et par ce biais de laisser entendre qu'ils sont fascistes, nazis, racistes.

Ce procédé ignoble et utilisé par tous les régimes totalitaires (voir les procès staliniens), ne repose naturellement sur rien de réel à Emerainville et l'invocation de faits historiques vieux de  60 ans n'intéresse plus grand monde et notamment les jeunes.

Il prouve seulement une momification de la pensée politique de l'opposition municipale qui se complait dans un passé révolu,  à défaut d'avoir un véritable projet pour l'avenir.

Si l'équipe majoritaire actuelle a refusé d'inscrire sur ses drapeaux une couleur politique déterminée, nul n'ignore (et mes adversaires ne se sont pas privés de le faire savoir) que je suis  gaulliste.

Mon référent historique :Charles de Gaulle,  ne peut pas être accusé de connivence avec l'ennemi, ni de fascisme, ni de nazisme.

-         Il a sauvé l'honneur de notre pays dans une guerre déclenchée par un gouvernement de gauche et  perdue par manque de préparation.

-         Il a libéré les peuples africains en leur accordant l'indépendance alors que les gouvernements de gauche de la 4ème République avaient laissé pourrir la situation.

-         Il a su finir la guerre d' Algérie, que les gouvernements de gauche avaient par manque de lucidité laissé éclater et qu'ils étaient dans l'incapacité de résoudre par manque de courage.

Ceux qui m'insultent aujourd'hui,  par leurs allusions, par leur désir de m'assimiler à l'extrême droite, sont les fils spirituels

- de Mitterrand médaillé de la francisque (distinction  qui ne pouvait s'obtenir que sur demande d'attribution), laquelle comportait l'engagement suivant :

            « je fais don de ma personne au maréchal Pétain, comme il a fait don de la sienne à la France

            Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre 

-         ou de la révolution communiste : la moitié de l'Europe réduite au sous- développement. Ce sont ceux-là même qui n’ont résisté au nazisme qu’après l’entrée des troupes d’Hitler en Union Soviétique.

 

Je sais bien que la gauche française, c'est « Caroline chérie  à perpétuité chaste et pourtant flétrie, toujours vierge quoique quotidiennement violée, et qu'elle ne cesse de perdre son pucelage et de garder ses illusions », mais le regret, l'invocation de l'erreur, ne permet pas l'oubli et les représentants de la gauche municipale, devraient réfléchir plus souvent avant de distiller leur venin.

Ces donneurs de leçon sur la démocratie,  sont historiquement pour certains   très près de vichy et de la collaboration et pour d'autres, indirectement,  responsables passifs et soumis du plus grand massacre de l'histoire (100 Millions de morts au bas mot).

Il est difficile d'oublier tout cela pour qui connaît un peu l'histoire des « heures sombres de notre histoire ».

 

 

                                                                                                                                 Alain KELYOR

 

 

 

PS : pour les amoureux de la petite histoire, rappelons que la loi Aubry sur les 35 heures, ressemble à  s’y méprendre à la  la loi du 13 Aout 1940 (gouvernement du Maréchal Petain) sur "la répartition du travail disponible entre le plus grand nombre possible" "grâce à la limitation de la durée du travail Il est vrai que le ministre du travail de Pétain (René Belin) était un ex secrétaire de la CGT ! ! !

Pour qui sont-elles sombres ces heures ?