REFLEXIONS QUE ME SUGGERENT
DE
Devant les attaques innombrables de la Gauche dirigées contre l’actuelle municipalité et contre son maire en particulier à propos de leur « échec au Clos d’Emery », force est de constater que le Candidat de gauche base sa campagne à peu près uniquement sur la résolution de ce « problème ».
Dans une « Réponse de
M. DAURIAC à Germaine/Kelyor/ULEM » reçue dans ma boîte le 18-01-2001, je
lis : « …certains de mes amis ont continué de maintenir, tant
bien que mal, le dialogue avec la communauté africaine. ».
Très bien, mais alors je
rappellerai que dès avril 1995,
date à laquelle je fus libérée de contraintes familiales, j’ai aussitôt tenté
de venir en aide à cette communauté avec l’aide temporaire d’une personne du
Bourg :
-participation au centre
aéré lors des vacances scolaires,
-aide scolaire à mon
domicile de plusieurs enfants,
-collecte puis don de
vêtements,
-suite à des appels de
familles, assistance à leur domicile pour divers problèmes.
Mais à cette époque, chose
curieuse, je n’ai jamais rencontré d’élus alors en place…Je me sentais
isolée : mon action ne faisait probablement pas partie de leurs
préoccupations ou bien ignoraient-ils ces problèmes ? Néanmoins, j’ai
pousuivi…tant bien que mal, moi aussi.
Arrive la nouvelle majorité en juin 1995 : elle prend conscience de ce que je fais et Monsieur Kelyor me propose aussitôt un local disponible Place des Comparaisons .Ouvert à tout le monde, sans aucune distinction, ce lieu introduisait un peu plus de confort et de convivialité dans mes relations avec les familles. C’est alors qu’un soir, dans la pénombre, un individu m’a lancé des insultes en prenant la fuite : j’étais déjà devenue indésirable…pour certains. M. KELYOR me propose alors un local en mairie où j’ai persévéré dans mon action auprès de la communauté africaine.
En septembre 1995, l’idée
est lancée en mairie de créer une action en faveur des demandeurs d’emploi, mais qui soit déconnectée en partie
des services municipaux .En tant qu’ancienne responsable du personnel, en
entreprise, cette idée m’a tout de suite intéressée, d’où la création du
« Club Emploi » dont personne l’ayant fréquenté n’aura pu remarquer
une quelconque nuance politique ou discrimination d’aucune sorte.
Les années passent, et en
juillet 1999, paraît un tract « Emerainville Arc-en-Ciel »,
association visant, entre autres, à aider les enfants en difficultés
scolaires : je propose mes services
par l’intermédiaire du coupon-réponse…et j’attends encore
J’ai appris il y a quelques
mois, par des habitants du Clos d’Emery, que
M. DAURIAC « allait leur trouver du travail » alors que moi « je
n’avais pas su »…et de surcroît leur «
obtenir des logements » ! Quelle baguette magique M. DAURIAC
possède- t-il ? Toutes ces promesses me laissent perplexe…A propos de
rachat de logements ,M. DAURIAC aurait très bien pu (pour s’installer à
Emerainville) en acquérir un, à un prix raisonnable cette fois, et
géographiquement parfaitement situé au cœur des problèmes…
D’une façon plus générale,
M. DAURIAC constate, dans sa « Réponse » que la situation s’est
dangereusement dégradée, ce que tout le monde peut effectivement
constater.Comment se fait-il alors que son action et celle de ses amis, depuis
de nombreux mois, n’ait pas engendré une tendance inverse ? Là, je ne suis
pas la seule à ne pas comprendre…
Je concluerai en observant
que de tous temps il a été facile de manipuler des personnes en détresse.
Pour ce qui me concerne, j’avouerai une certaine amertume à me sentir rejetée par des gens que j’ai aidé autrefois, à leur demande.Cependant, je ne regrette pas de l’avoir fait, sans aucun but politique.
Edith BORDIER