LE DEVOIR DE MEMOIRE

 

 

« Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie

Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie

Entre les plus beaux noms, leur nom est le plus beau

Toute gloire près d’eux tombe, éphémère

Et comme ferait une mère

La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau »  (Victor Hugo)

 

Les monuments aux morts étaient  le  lieu privilégié d’un culte républicain, d’une religion civile dans laquelle le citoyen se célébrait lui-même

 

C’était  un hommage aux hommes qui ont accomplis sans réserve leur devoir civique

 

Ce travail de mémoire était  un travail de conversion et de pédagogie civile. La fête du citoyen par le citoyen confortait  son civisme et le transmettait  aux jeunes générations.

 

Elle reposait  sur une large adhésion populaire, sur une conviction sincère, elle-même fruit de l’école primaire républicaine car c’est là que s’enseignaient les dogmes républicains.

Mais qui enseigne de nos jours, « la République » ? « l’Histoire de notre pays » ?, la « Marseillaise » ?

 

La République n’est plus vivante dans le cœur du citoyen et la célébration ne peut qu’entretenir le souvenir du passé, elle n’a plus d’impact sur le présent plus de sens pour l’avenir.

 

A Emerainville depuis 1995, les cérémonies du 11 Novembre,  du 8 Mai, de la déportation réunissent de nombreuses personnalités, mais hélas peu de jeunes.

 

L’opposition municipale qui devrait comme l’ensemble des élus donner l’exemple, n’est pas représentée, ou alors et avec le plus parfait mépris, arrive à 10 heures pour une cérémonie qui se termine à 10h et 5 minutes.

 

Les élus de l’opposition comme de la majorité représentent  la nation et ont à ce titre des devoirs que même Messieurs DAURIAC, VAN GREVELING, JOURNET,… et Mesdames BESSONIE et VIMON se doivent de respecter.

 

Certes il est plus facile et sans doute électoralement plus profitable, d’aller distribuer des tracts comprenant des tissus d’ânerie (toujours les mêmes d’ailleurs) à 11 heures à la gare d’Emerainville que de se lever un peu plus tôt pour célébrer les déportés.

 

Madame TALLET notre conseillère générale, Maire communiste de Champs semble penser de même car aucune cérémonie en l’honneur des martyres de l’ensemble des totalitarismes n’a été programmée dans sa ville en 2006.