Septembre 2007

L’incompétence à Emerainville c’est ça


Notre ville est à la pointe du progrès. Elle est la seule ville de France à posséder une opposition à temps partiel, c'est-à-dire une opposition d’1 heure par mois (pendant le conseil municipal).

Cette opposition périodique qui désire cependant devenir la majorité municipale, s’est coupée complètement des réalités communales en refusant sous un prétexte fallacieux de participer à l’ensemble des commissions de travail dans lesquelles sa présence est prévue par la loi et même pour l’une d’entre elle, obligatoire.

Quelle ville en France possède une telle opposition ? AUCUNE

Quelle équipe politique oserait après un tel mandat se présenter aux suffrages des électeurs qu’elle a trompés pendant plus de 6 ans ? AUCUNE

Mais nos élus de gauche sont persuadés de détenir la vérité, d’avoir le monopole du cœur. Ils pensent qu’être de gauche suffit pour être élu et que la lutte à Emerainville en mars 2008 se situera entre droite et gauche sans tenir compte des bilans, des réalisations, des compétences des équipes, du programme etc.

Ils comptent sur les habitants nouvellement arrivés qui ne les connaissent pas, qui ne savent rien du passé d’Emerainville et qui peuvent, de ce fait, voter uniquement en fonction de critères politiques.

Le passé leur fait tellement peur que Monsieur DAURIAC déclare qu’en 2000, « il n’était pas né », au risque de s’entendre répondre que 8 ans d’âge mental c’est peu pour briguer les suffrages des Emerainvillois.

Le travail de l’opposition est pourtant fondamental pour une démocratie communale et qui peut penser que la gauche locale, qui n’a rien fait depuis 7 ans, changerait du tout au tout si elle devenait majoritaire ? PERSONNE

Quant aux tracts qu’elle distribue, examinons le dernier, celui de l’été 2007.

Monsieur DOGGA remercie le SAN pour les écoles, la mairie, la piscine, etc… qu’il a construit sur notre ville.

IL N Y A AUCUNE RAISON DE REMERCIER LE SAN D’AVOIR ACCOMPLI PARTIELLEMENT SA MISSION.

CE QU’IL A FAIT, IL NOUS LE DEVAIT, et nous ne pouvons que regretter :

Son retard de plusieurs années dans certaines réalisations dues et attendues comme la bibliothèque-médiathèque.

L’obligation faite à la commune de cofinancer certains investissements nécessaires.

Nous rappelons à Monsieur DOGGA que pour ces opérations, le SAN perçoit en lieu et place de la commune la taxe professionnelle des entreprises Emerainvilloises, et que cette manne financière est très supérieure, quant à son montant, aux dépenses du SAN pour notre cité.

Par contre, notre ville, sur les recettes modestes qui lui restent, doit pallier l’insuffisance de l’intercommunalité.

La crèche est un exemple frappant.

Le SAN a inscrit à son budget de 2007, les sommes nécessaires pour sa construction (voir les lettres du Maire sur le site Internet d’Emerainville) et a décidé unilatéralement que 20 Berceaux suffisaient, obligeant la commune à en financer 20 autres, compte tenu des besoins réels.

Il a été de même pour la halle des sports de Malnoue cofinancée également par la mairie.

Aujourd’hui, le SAN prépare sa transformation et rétrocède aux communes l’ensemble des investissements qu’il a fait pour elles, mais sans pour autant leur fournir les moyens financiers pour les entretenir.

L’intercommunalité coûte très cher (personnel, infrastructures, frais généraux, redondance avec certains coûts communaux, rémunération des Présidents et Vice-présidents) aux contribuables locaux mais aussi aux contribuables nationaux, car bénéficiant d’une régime de faveur (ce qui n’a pas empêché le SAN du Val Maubuée de s’endetter considérablement).

Quant à l’action du SAN sur l’environnement, mieux vaut ne pas en parler, car que dire d’un SAN et d’une EPA qui urbanisent 6 petits villages de campagne (plus de 80 000 habitants aujourd’hui) :

- Le long d’une autoroute et d’une route à grande circulation (la A4 et la Francilienne) : nuisances en tout genre assurées
- En bordure du plus important aérodrome de loisirs de France : Nuisances sonores assurées
- Sans hôpital
- Sans prévoir les infrastructures nécessaires à la sécurité (commissariat etc)
- Sans prévoir un plan de déplacement entre les différentes communes
- etc etc…

Pour répondre à Monsieur DOGGA, à qui nous conseillons de relire nos tracts, (ou de les comprendre) :

Le SAN et l’EPAMARNE voulaient, pour des raisons fiscales, construire des maisons individuelles sur la plaine nord, (plaine qui jouxte la Réserve Naturelle Régionale) et une zone industrielle sur l’ancienne base GARMATEX.

Tout cela n’était pas compatible avec la protection de la nature et le bien-être des émerainvillois, et ne pouvait que conduire à des problèmes de circulation encore plus dramatiques sur la commune.

Car le SAN est aussi responsable des transports.

La majorité municipale s’est donc opposée à ces projets et elle n’a pas eu l’aide de son opposition, Monsieur DOGGA.

Quant au vrai rôle du Maire dans une ville nouvelle nous avons facilement reconnu Monsieur DOGGA, sous votre plume, la pensée profonde du maître de la gauche émerainvilloise qui affirme que :

A – « Le Maire n’est pas élu pour gérer ni administrer la commune, la mairie ayant des fonctionnaires pour cela ».

C’est nouveau, ça vient de sortir, et ça explique l’absence totale de l’opposition dans toutes les instances municipales. La ville sera donc gérée illegalement en cas de victoire de la gauche par les fonctionnaires municipaux (à quoi servent les élections et les articles 2122-18 et 2122-21 du CGCT ?)

B – « Le Maire est l’intermédiaire de tous les habitants vis-à-vis de toutes les institutions, il propose des projets ambitieux, il crée des partenariats, il est connu et reconnu par tous… »

Vous enfoncez des portes ouvertes, Monsieur DOGGA et vous ne proposez rien de concret.

Un petit exemple : pour proposer des projets ambitieux, il faut des moyens financiers notamment, et pour obtenir ces moyens il faut gérer convenablement sa commune, première fonction du Maire, et fonction que vous refusez d’assumer ???????

On frise l’absurde, Monsieur DOGGA.