Janvier 2008

LES ELUS MAJORITAIRES DE LA LISTE « EMERAINVILLE AU CŒUR »
Janvier 2008
L’INTERCOMMUNALITE

A - LA LOI

Créés dans les années soixante pour endiguer la croissance de l'agglomération parisienne et des principales métropoles régionales, les syndicats d'agglomération nouvelle (SAN) ont eu leur composition et leurs attributions redéfinies en 1983.
Les SAN exercent les compétences des communes en matière de programmation et d'investissement dans les domaines suivants : Urbanisme, logement, transports, réseaux divers et création des voies nouvelles, développement économique.

Ces domaines sont vastes et imprécis

De plus, le SAN du Val Maubée s’est octroyé (sans le consentement des communes) d’autres compétences qui, à notre avis, ne peuvent pas être comprises dans les compétences légales (certes très vagues).que lui donne la loi

La loi est volontairement ambiguë, l'objectif final de réduction du nombre des communes est inexprimé, les compétences sont volontairement floues et permettent ainsi toutes les interprétation.
Les communes ont été contraintes plus ou moins d’ « entrer » dans l’intercommunalité et ne peuvent plus en sortir.
Et, cerise sur le gâteau, notre SAN s’est attribué des compétences supplémentaires sans autorisation aucune.

B - LA PRATIQUE

1 - L’Intercommunalité est une instance de coopération où chaque commune possède des droits égaux. Mais depuis plus de 20 ans, le SAN du Val Maubuée est une instance politique dirigée par un parti qui impose à toutes les communes son idéologie dans tous les domaines.

2 - l’Intercommunalité opacifie le système administratif qui est déjà particulièrement complexe dans notre pays.
Quel Emerainvillois connait les compétences réciproques de la Mairie, du SAN, de l’Etat (DDE-EPAMARNE), du Conseil Général, du Conseil Régional, des syndicats intercommunaux, dans lesquels sa commune est tantôt membre à part entière (SITREM, ordures ménagères), tantôt représenté par le SAN (SIAM, gestion de l’eau) etc… ?

Le même problème se pose pour les espaces verts, les routes …. (propriétés de la commune, du SAN, de la DDE, de l’EPAMARNE, des copropriétés)

Difficile dans ces conditions de se faire un jugement sur l’efficacité du travail de chacun.
L’Intercommunalité augmente le nombre de collectivités. Elle éloigne le citoyen des centres de décision et de gestion et le perd dans un méandre administratif ou les responsabilités sont totalement diluées. Plus personne ne sait qui fait quoi.

C - LES FINANCES
L’Intercommunalité par sa nouvelle structure, son nouveau personnel (qui souvent fait double emploi avec le personnel des communes), ses nouveaux frais de fonctionnement, augmente le coût des services rendus et par conséquent, le coût de la fiscalité locale
Le budget en fonctionnement de notre commune s’élève à 10 000 000 d’€ et le SAN perçoit à notre place la taxe professionnelle de nos entreprises pour 5 000 000 € selon les dires de son Président, le Maire socialiste de LOGNES, successeur du Maire socialiste de NOISIEL
L’Intercommunalité nous en rétrocède une partie sous forme de subventions (1 561 219 €, en 2007), une autre, sous forme de services divers en nature, le reste lui servant à financer ses charges de fonctionnement.
Non contents de cette perte de recettes, nous sommes aussi responsables solidaires des choix de l’Intercommunalité, choix qui ont généré un endettement faramineux (384 832 788,79 € au 31 décembre 2006 dans le budget principal et 14 623 931,92 € pour l’eau et l’assainissement) qu’une saine gestion aurait permis d’éviter pour la plus grande partie.

La politique et la gestion ont toujours fait mauvais ménage

D - DISPARITION DES COMMUNES
Les communes sont condamnées à une perte d’autonomie.
L’Intercommunalité leur prend progressivement toutes leurs compétences.
Cela est très visible notamment en matière d’investissements car le SAN décide de la nature de l’investissement, de sa taille, de la date de sa construction etc… en fonction de critères dont la pertinence pour le Val Maubuée nous échappe encore à ce jour.
Si les communes ont des besoins qui ne sont pas ou mal reconnus par le SAN, elles sont dans l’obligation, avec des ressources fiscales réduites, de construire elles-mêmes les structures qui leur semblent nécessaires et qui devraient être du ressort de l’Intercommunalité
Ainsi, à Emerainville, nous avons financé sur nos fonds propres :
- une partie de la halle des sports de Malnoue, (le SAN ne voulait pas d’appartement pour le gardien)
- une partie de la crèche actuellement en construction, (le SAN ne voulait que 20 places)
- la totalité de très nombreux investissements comme le dojo, la réserve naturelle, la maison de l’écologie, l’enfouissement des réseaux etc etc…Le SAN ne veut pas en entendre parler

E - la transformation du SAN
Lorsque les opérations d’aménagement de la ville nouvelle seront terminées, les SAN devront envisager leur disparition ou leur transformation en Intercommunalité d’une autre sorte.
La prochaine mandature devra faire face à cette transformation et il conviendra d’avoir (pour sauvegarder au maximum les intérêts d’Emerainville), des représentants capables, décidés, onnaissant les problèmes, et libres de toute idéologie politique

L’EQUIPE D’EMERAINVILLE AU CŒUR
VOUS SOUHAITE UNE BONNE ANNEE 2008