L’affaire Bernard

On ne devient pas conseiller municipal pour satisfaire son égaux, pour valoriser sa carte de visite, pour briller en société mais pour servir les habitants de sa ville. Certes, la fonction n’est pas rémunérée convenablement et est particulièrement chronophage.

À Émerainville au Cœur, nous considérons qu’une absence à une commission ou encore mieux au conseil municipal ne peut s’excuser que par un évènement important (problèmes familiaux, changement de situation professionnelle, maladie…).

M. Bernard Le Meur est un retraité (bien bronzé) qui possède une résidence dans le sud de la France dans laquelle il passe six mois de l’année, ce qui limite considérablement ses possibilités d’être présent dans les nombreuses réunions municipales.
Il n’en demeure pas moins que même dans le sud de la France tout le monde connaissait la date des élections départementales et régionales, M. Le Meur ne pouvait pas ne pas savoir :

– que les conseillers municipaux étaient dans l’obligation, sur demande de la mairie, de tenir les bureaux de vote,

– que les élections régionales et départementales se faisant le même jour le nombre de bureaux de vote tenus par trois personnes, passait de cinq à dix (donc 30 personnes) et que la mairie était obligée de demander à la totalité des élus (29) de les tenir.

M. Quinion, tête de liste Cap’em avait déclaré lors d’une réunion qu’il refusait de demander à ses élus de tenir les bureaux de vote. A la suite de ce refus une lettre recommandée lui fut envoyée lui signifiant de participer aux bureaux de vote. M. Le Meur ne pouvait pas ignorer tous ces échanges sauf à croire qu’il n’y a aucune communication entre les élus de Cap’em et leur chef de file.
Deux élus Cap’em n’ont donc pas tenu les bureaux de vote : M. Courtois qui travaillait ce jour-là et M. Le Meur qui n’avait aucune excuse.

Ce refus de respecter la loi a donc été transmis au tribunal administratif de Melun lequel a déclaré M. Le Meur démissionnaire.


La sanction est exécutoire immédiatement et l’appel n’est pas suspensif. Les cris d’orfraie poussés par M. Quinion rendant la mairie responsable de la décision du tribunal sont totalement aberrant, les élus se trompant visiblement de cible et émet des doutes sur la neutralité et la probité de la justice française qui donne tort systématiquement dans tous les jugements à Cap’em.

Notons par ailleurs que M. Le Meur, sans doute préoccupé par douce vie de retraité n’a pas établi de mémoire de défense et ne s’est même pas présenté au tribunal le jour du jugement.
Allez  savoir pourquoi ?

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