Compte rendu du conseil municipal du 19 décembre

Un conseil municipal flou et finalement peu intéressant.

 

L’ordre du jour présentait pourtant des points très importants, notamment le DOB, le rapport sur la ZUS et la communication du rapport de Cour des Comptes sur les exercices  2002 et suivants

 

Il y avait donc matière à polémiquer et c’est sans doute la raison pour laquelle le petit Jérôme, muni de son petit calepin, de son petit crayon, assis sur sa petite chaise nous a rendu visite.

 

A-t-il compris quelque chose ? Nous en doutons mais l’avenir nous le dira.

 

1°) SUR LE DOB

 

M. le Maire a lu une déclaration dans laquelle, après avoir constaté que la situation financière de la commune était bonne, il exposa ses craintes pour les années à venir.

La paupérisation de la population (bien que notre ville ait été classée cette année dans les « villes riches » par l’Etat), va nécessairement s’accentuer pour cause de crise économique et la mairie devra disposer des finances nécessaires pour aider les plus fragilisés.

 

Par contre, les dotations financières à attendre de l’Etat et des différentes collectivités (Région, Département, Intercommunalité) et autres organismes (CAF, ect…) ne font que diminuer depuis 2009.

 

Le Maire déclara également que les frais de fonctionnement allaient légèrement baisser en 2012 alors que les services à la population allaient augmenter considérablement.

 

Le budget 2012 ne prévoit, compte tenu de la bonne santé financière de notre ville, aucune augmentation des taux municipaux de Taxe d’habitation et de Taxes foncières.

 

L’opposition, comme d’habitude, toujours à cours d’idées pleura sur son sort et déclara qu’elle n’avait pas reçu assez de documents, de renseignements, de photos, etc… et oublia qu’elle pourrait être présente dans toutes les commissions municipales, notamment la commission « finances » et qu’elle avait, bien entendu, accès à tout moment à tout document financier et comptable.

 

En conclusion sur le DOB : d’habitude les élus de gauche ne disent rien. A ce conseil, ils ont dit n’importe quoi.

 

2 – RAPPORT SUR LA ZUS

 

Là aussi, les élus  minoritaires pleurèrent beaucoup : le rapport n’était pas assez complet. Il ne mentionnait pas dans le détail toutes les actions qui se faisaient.

 

Nous eûmes droit au  « d’où viens-je, où  vais-je … ? »

 

Naturellement, aucune proposition mais des critiques, pas même sur le fond (ils ne connaissaient pas le problème) mais uniquement sur la forme.

 

Le Maire expliqua que la gestion de la ZUS consiste en un nombre incalculable d’actions quotidiennes qu’il est  évidemment impossible de décrire en totalité dans un rapport.

 

Madame FABRIGAT, élue à la politique de la ville prit comme exemple le travail accompli par l’adulte relais. Elle expliqua que les actions de cet agent municipal, si elles devaient être mentionnées dans un document, nécessiterait une cinquantaine de pages à elles seules.

 

Pour rester dans les détails, Monsieur MOREL regretta à juste titre, si l’on donne dans le détail,  que la mise à disposition gracieuse de boîtes à lettres dans le Clos d’Emery par son employeur, la Poste, ne soit pas mentionnée.

 

Le Maire lui répondit qu’aucune mention ne figurait non plus dans le rapport sur le nombre de lampadaires réparés, le nombre d’ampoules électriques changées, etc.. Toutes réparations aussi importantes que les boites à lettres

 

Avant de conclure ce point de l’ordre du jour, Alain KELYOR,  fit remarquer qu’il n’était pas interdit aux élus de l’opposition de se rendre sur place, et de voir ainsi le travail accompli.

 

Il précisa également qu’un cabinet conseil avait établi un rapport sur le Clos d’Emery et que les actions préconisées se mettaient en place progressivement.

 

Monsieur le Maire déclara ensuite à Monsieur HULEUX (particulièrement virulent sur ce dossier), qu’au début du mandat, dès l’année 2008, un groupe de travail avait été créé uniquement pour réfléchir à l’action municipale en direction du lotissement du Clos d’Emery.

 

3 réunions successives avaient été organisées, mais cette commission avait été dissoute par manque de coopération des élus minoritaires qui découvraient le problème, les actions déjà mises en place, mais n’avaient fait aucune proposition à faire et venaient uniquement parfaire leur « éducation » (ce qu’ils auraient du faire avant de se présenter aux élections.)

 

3 – RAPPORT DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES D’ILE DE FRANCE

 

Monsieur MOREL est monté au créneau en notant toutes les remarques faites par cet organisme sur  l’organisation comptable communale.

 

 Il oublia seulement deux choses fondamentales :

 

          a) les réponses circonstanciées de la mairie

 

          b) les conclusions de la Chambre qui sont les suivantes :  

 

 

« les anomalies constatées ne remettent pas en cause l’équilibre global » et que dans « la limite de ces constats l’analyse financière globale ne fait pas ressortir de risque immédiat pour les équilibres financiers de da commune »

 

La messe était dite.

 

Sur les détails, Alain KELYOR s’est étonné des positions « variables » des organismes appelés à vérifier les comptes des communes,

 

Ainsi le compte administratif d’une commune est communiqué pour accord à la trésorerie principale, puis transmis à la préfecture pour contrôle.

 

Dans le cas d’espèce,  la trésorerie de marne la vallée, a fait une analyse financière des comptes émerainvillois sur la période 2003-2007 et conclut que « les équilibres fondamentaux sont respectés »

 

Pourtant, des remarques sont faites aujourd’hui par le nouveau trésorier et par la chambre sur le mode de comptabilisation qui nous avait été proposé par le trésorier de l’époque.

 

Ainsi par jugement en date du 26 Juin 2007, la chambre régionale des comptes d’ile de France a admis les comptes de 2000 à 2005 .

 

Les règles comptables appliquées à Emerainville n’ont pas changé en 2006-2007-2008 et pourtant elles sont aujourd’hui critiquées .

 

Il est urgent que toutes ces administrations s’accordent entre elles et que les règles ne changent pas avec l’arrivée de nouveaux responsables.

 

Si les comptes de la nation sont tenus de pareille façon, beaucoup de choses peuvent s’expliquer dans la crise financière d’aujourd’hui.

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