Réponse à Monsieur DAURIAC : les philosophes du 18eme

Sur demande de Monsieur DAURIAC, j’ai relu pendant les vacances les philosophes de XVIIIème, mais comme chez eux « l’écrire est différent de le faire », je me suis surtout consacré à la vie de ces écrivains et à leurs actions réelles.

Il m’est très difficile d’admirer ou de prendre exemple sur des auteurs qui font l’inverse de ce qu’ils écrivent.

Montesquieu : noblesse de robe, qui croyait au bonheur sur la terre mais qui n’a jamais fait une action pour améliorer le sort de ses « gens ». En fait, un épicurien favorisé par sa naissance.

Voltaire : cet homme n’a que mépris pour la canaille qui vit dans l’ignorance et la superstition. Il a passé sa vie à la recherche des honneurs, quitte à jouer les « larbins » auprès des grands de l’époque.

Diderot : amoureux du despotisme éclairé, le plébéien Diderot est le courtisan de la tsarine Catherine

Rousseau : il écrit un traité sur l’éducation des enfants et dans le même temps abandonne les cinq siens aux « enfants trouvés »,  l’assistance publique de l’époque. Celui  la  devrait plaire à l’opposition municipale emerainvilloise , tant il y a de différence entre ce qu’il écrit et ce qu’il fait.

Qu’on me comprenne bien, je ne rejette pas ces grands hommes qui vivaient dans un autre siècle, mais je constate que leurs idées théoriques étaient loin de leur comportement dans  leur  vie réelle.

Il est vrai que Marx au 19ème fut incapable de gérer ses finances familiales et de nourrir correctement sa famille, alors qu’il proposait un système philosophico-politique qui devait amener le monde au bonheur total.

Enfin le XVIIIème siècle et :

            son amour de la nature considérée comme parfaite,

            la bonté naturelle de l’homme, du bon sauvage

ne résiste pas à une analyse sérieuse et scientifique des réalités.

Non l’homme n’est pas intrinsèquement bon. Non la nature n’est pas bonne pour lui. Il lui a fallu des milliers d’années pour la domestiquer et en consommant aujourd’hui, des masses de produits chimiques vivre en moyenne jusqu’à 80 ans alors que son espérance de vie avec des moyens naturels était inférieure à  25 ans, il y a moins de 2 siècles..

Les auteurs cités ci dessus ont sans doute fait bouger le monde, mais l’inventeur de la pierre taillée, puis de la pierre polie, les philosophes grecs, latins, les pères de l’église…..aussi.

Restons à notre époque et Monsieur Dauriac, tâchons si possible d’accorder nos actions et nos écrits à nos actes.

 

 

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