Les problèmes du Clos d’Emery

                                   

Sur le forum du  site internet d’Emerainville, une rubrique intitulée Projet 2010, mérite une mise au point.

Il s’agit de l’évolution de la zone urbaine sensible et surtout de la gestion du Clos d’Emery

Ce sujet doit être analysé globalement et selon deux angles :

1 – l’angle du droit

Le droit, n’admet pas de zone de non droit, a déclaré la polygamie illégale, combat le trafic de drogues, la délinquance (petite ou grande)

2 – l’angle de la réalité

On constate que dans le Clos, la polygamie est la règle, la couleur de la peau est un viatique pour entrer ou pour sortir du quartier, la police nationale ne s’aventure pas dans les rues sauf accompagnée d’un bataillon de CRS, toute forme d’autorité est combattue surtout lorsqu’elle vient des « blancs ».

Toujours dans la réalité, la copropriété (gérée jusqu’à présent gratuitement par un membre de l’association ADLP) est en quasi faillite, les copropriétaires refusant de régler leurs charges.

Nous sommes dans un village africain, dont les habitants vivent comme ils le feraient au Mali, avec les normes d’hygiène africaines, avec l’éducation des enfants à l’africaine.

Dans ces conditions, que signifient des charges de copropriété ?

L’argent n’est pas la cause principale de ce refus d’assurer l’entretien de sa copropriété.

Les premiers habitants sont venus chercher en France du travail. Ils n’ont jamais voulu s’intégrer mais seulement subvenir à leurs besoins, expédier de l’argent à leur famille restée au pays et se constituer un pécule personnel.

Le salaire, les allocations familiales, la prime de rentrée scolaire, rien de tout cela n’est consacré en totalité à la vie en France et à l’éducation des enfants.

Aujourd’hui la première génération d’occupants atteint l’âge de la retraite et beaucoup désirent rentrer au pays, mais en laissant en France deux épouses sur trois et la totalité des enfants.

Bien évidemment ce sont ces derniers qui posent problème, car souvent en échec scolaire, incapables de trouver un emploi car sans qualification. Ils ne savent pas qui ils sont, d’où ils viennent et où ils vont.

Ils ne peuvent que tomber dans la délinquance et survivre en exerçant des métiers plus ou moins légaux.

Quand nous aurons ajouté l’hypocrisie de l’Etat qui refuse de mettre les moyens nécessaires (en hommes et en moyens financiers) pour résoudre le problème, la lâcheté de nos politiciens qui ne pensent qu’à leur future élection, l’ignorance volontaire et leur parti pris de nos médias, la peur panique que font régner parmi les Français des associations comme SOS racisme, MRAP, nous aurons donné une image à peu près complète du problème.

Bien sur, il s’agit de généralités, car heureusement une petite proportion de copropriétaires paie ses charges, une petite partie des jeunes a réussi ses études. (Malheureusement pour la commune,  ils désirent très rapidement sortir du Clos pour habiter ailleurs.)

Alors que peut faire dans un tel contexte une petite municipalité qui gère une commune de 8000 Habitants ?

Dès leur première victoire électorale de 1995, les élus issus pour la plupart des rangs de l’ULEM sont arrivés à la conclusion que seul le rachat par la Mairie d’une grande partie des immeubles du Clos, le relogement des anciens propriétaires, et la décohabitation permettront de créer une la mixité sociale et de résoudre le problème de cette partie de la ZUS

Mais pour qu’il y ait achat, il faut qu’il y ait vendeur.

Les intéressés, dans un premier temps espérant la bonne affaire,  demandaient un prix de vente exorbitant, alors  qu’actuellement, ils  souhaitent  la plupart du temps vendre occupé, une partie de la famille les femmes et les enfants demeurant comme locataires.

Quant à ceux qui veulent bien libérer l’immeuble, ils ne trouvent pas de logement à louer pour la partie de la famille restant.

Toutes ces demandes, tous ces obstacles, font que toute transaction est très longue, voire parfois impossible.

Une fois la propriété obtenue, que faire avec  le logement ?

                      Le louer…. Très difficile, compte tenu de la réputation du quartier, des jeunes qui ne veulent aucune personne nouvelle et de la couleur de peau qu’il convient d’avoir pour pouvoir espérer vivre tranquille.

                      L’abattre :   il s’agit de maisons de ville construites par bloc de trois ou quatre chacune d’entre elles ayant des murs communs. Pour passer à la destruction il faut donc être propriétaire de l’ensemble du bloc. C’est long très long.

                      Revendre les immeubles achetés à un office d’HLM, ne changera rien, car la préfecture (par l’intermédiaire de l’un de ses scribouillards qui n’a jamais mis les pieds à Emerainville) en profitera pour nous envoyer la totalité de ces cas sociaux ce qui nous ramènera à la case départ

D’ailleurs on peut s’interroger sur la volonté profonde de l’autorité de tutelle de résoudre le problème.

Il y a peu l’office d’HLM (SAVO) qui a construit les maisons du Clos, a été absorbée par une autre société d’HLM, (BATIGERE).

A  cette occasion la mairie qui était volontaire pour acheter la totalité (à l’exception des … hyper sociaux) des logements ainsi transférée a subi un refus de la sous préfecture qui s’est opposée à cette éventuelle transaction, la privant d’un moyen important pour assurer la mixité et introduisant dans le circuit un office d’ HLM à la réputation plus que douteuse.

A ce jour les propriétaires du Clos sont les suivants

            MAIRIE

            BATIGERE

            PRIVE

Il y a peu la sous préfecture a  conseillé à la municipalité la dissolution de l’association « l’ADLP », ce qui a conduit la Mairie à devenir propriétaire du parc immobilier de cette association.

Cette disparition de l’ADLP prive la ville d’une grande rapidité dans la prise de décision, et la possibilité de remplir les fonctions de syndic bénévole de la copropriété, (qui n’a donc plus de syndic actuellement et qui risque de ne jamais en trouver un).

La réhabilitation qui est actuellement à l’étude comprend deux volets :

La construction d’un certain nombre d’infrastructures (Maison des familles, city stade etc.…) financées par le conseil général, le conseil régional, l’Etat, la commune.

Construites dans la ZUS, ces structures seront naturellement à la disposition de tous les habitants de la ville

Une réhabilitation du bâti de clos d’Emery

Pour que ce projet se réalise, il convient d’avoir l’accord de l’ensemble des copropriétaires et une participation financière de chacun d’eux. Compte tenu de ce qui a été écrit ci-dessus, la réalisation peut en être reportée aux calendes grecques.

De toutes les façons les crédits globaux alloués pour l’ensemble de ces deux opérations sont largement insuffisants.

En conclusion, la mairie est seule devant son problème et elle est surveillée par une autorité de tutelle dont il semblerait que le but premier soit d’entraver les efforts communaux, sans chercher à résoudre les conséquences des erreurs de l’urbanisation acceptée en son temps par la Mairie socialiste.

Nos textes nous paralysent, ils sont pour la plupart flous (par exemple qui peut définir la notion d’insalubrité ou désormais de logement indigne ?) et permettent aux différentes administrations concernées de se renvoyer le mistigri.

Seule la reprise par la Mairie des logements concernés résoudra le problème mais il faut beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps

 

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